06.12.2016 | Economie -
LES MUTATIONS DU GROUPE TÉLÉGRAMME

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Hubert COUDURIER, Directeur de l’information du Télégramme, Président de Tébéo,  est intervenu au Forum du Futur à l’occasion de la réunion de la Commission Média Numérique du 8 novembre 2016.

 

EXTRAITS :

 

« L’histoire du Télégramme commence en 1886, lorsque des commerçants brestois ont l’idée de créer un petit journal local « la Dépêche de Brest » dont la rédaction en chef est confiée à Louis Coudurier (les Coudurier sont la plus vieille dynastie de la presse française !). Le succès a été au rendez-vous et le petit journal s’est rapidement imposé dans le paysage de la presse régionale.

Aujourd’hui, le nom ‘Télégramme’ est celui d’un groupe diversifié et en perpétuelle mutation. Du petit journal à la holding du groupe, 130 années d’évolutions et d’adaptations.

Les dernières mutations ont été rendues nécessaires par la crise de la presse. La chute des diffusions qui a commencé par toucher la presse parisienne a aujourd’hui atteint la presse régionale. De nombreux journaux ont perdu le tiers de leur diffusion sur le print.

Cette baisse drastique est liée à un problème d’offre éditoriale qui n’a pas été renouvelée depuis longtemps : des perspectives existent donc, ne soyons pas défaitiste ! D’autant plus que notre audience ne cesse –paradoxalement- de croitre : avec 200 000 exemplaires, nous touchons aujourd’hui 600 000 lecteurs papier, et 1 million de lecteurs au total avec le site et les téléspectateurs de notre chaine Tébéo.

Pour Le Télégramme, nous avons aujourd’hui une double stratégie :

– une stratégie éditoriale. Il faut en effet créer des contenus plus adaptés et pointus. D’autant plus que l’information service nous échappe, étant récupérée par Google qui s’investit de plus en plus sur ce créneau. En travaillant sur la qualité éditoriale, il y a des marges de manœuvre et des perspectives. On est trop institutionnel, dans le traitement de l’actu, il faut encore évoluer.

L’importance du journal papier reste primordiale. Il continue à représenter les ¾ de nos recettes, il ne faut donc pas le délaisser ! Les abonnements internet progressent lentement, on est de ce point de vue loin d’une révolution (nous avons à ce jour 10000 abonnés numériques). Le site est un extraordinaire relais du journal papier, il permet de tenir une Hotline d’informations brèves tout au long de la journée et d’éditer des contenus exhaustifs qui ne trouveraient pas de place sur le papier.

– une stratégie de diversification du Groupe, tournée vers de nouveaux relais de croissance.

Nous avons par exemple racheté une startup, « Regions Job », basé à Rennes, qui compense la baisse de la publicité du journal et permet au groupe d’afficher des résultats significatifs.

Nous avons également choisi d’investir dans l’événementiel. Evènementiel sportif et nautique, avec les sociétés Pen Duick, qui organise des événements nautique (la Transat AG2R LA MONDIALE, la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro…) et OC Sport (Extreme Sailing Series, The Transat, Barcelona World Race…). Et évènementiel musical : nous nous sommes associés à Morgane Events pour gérer les Francofolies de la Rochelle, ou le Printemps de Bourges.

Nos enjeux pour 2018 sont de consolider nos investissements sur l’évènementiel et pourquoi pas d’étudier la possibilité du rachat d’un magazine national. Le tout pour donner une cohérence globale au Groupe et consolider sa notoriété. »

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